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Un Quokkapi s’était glissé au Salon Préventica qui avait lieu à la Porte de Versailles à Paris. Au programme : le choix personnel du bonheur au travail, la bienveillance et l’impact des outils numériques professionnels sur les salariés français.

Pour ceux qui n’ont pas pu se libérer le dernier jour, je vous propose un compte rendu des 3 conférences auxquelles j’ai pu assister. La seconde a d’ailleurs remporté tous les records d’affluence ; ce qui présage favorablement du changement qui s’amorce dans les entreprises…

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Première conférence : et si on décidait d’être heureux, même au travail ?

  • On ne saurait être heureux au travail si l’on ne se crée pas au préalable des fondations solides en ayant conscience de ses besoins, en se faisant confiance et en veillant à préserver son équilibre de vie.
  • Choisir une entreprise conforme à ses propres valeurs avec une mission porteuse de sens est primordial.
  • L’ordre juste du déroulé des entretiens de recrutement pour s’assurer du meilleur « casting » aussi bien pour le candidat que le recruteur devrait être de vérifier que le candidat est conforme à la culture d’entreprise, ensuite que ses compétences comportementales sont adaptées, puis vérifier ses connaissances métier et enfin ses diplômes et son background. Or la coutume la plus répandue était encore récemment de procéder dans le sens inverse (surtout en France où les diplômes prenaient le pas sur les compétences) …

À noter : il peut être très instructif de demander aux nouveaux employés 2 à 4 semaines après leur recrutement ce qui les surprend dans l’entreprise !

  • Il vaut mieux s’appuyer sur les talents d’une personne, c’est-à-dire ses points forts que sur ses compétences, les métiers évoluant sans arrêt.
  • Cultiver la pensée positive, le « oui, et » au lieu du « oui, mais », oser la bienveillance envers soi-même est un pas vers le bonheur au travail.

Seconde conférence : décider la bienveillance, ça s’apprend et ça marche !

  • Une étude Gallup de 2018 révèle que 94% des salariés français sont désengagés dans l’entreprise (dont 21% activement). L’élément clé pour créer de l’engagement est la bienveillance qui engendre bien-être et plaisir en entreprise.
  • L’écoute (et l’observation) active de ses employés par un manager, la volonté de faire progresser et réussir son équipe, l’encouragement et le droit à l’erreur vont créer un cercle vertueux qui va responsabiliser les salariés et les rendre plus innovants d’où cette équation :

B² (bienveillance au carré) = P (performance)

Troisième conférence : l’impact des outils numériques professionnels sur les salariés français.

  • Quelques chiffres sur les pratiques numériques des salariés français :
    • 75% utilisent les outils numériques plus de 3h par jour, dont 43% plus de 6h.
    • 4 salariés sur 10 se plaignent de stress, fatigue ou épuisement en raison du trop- plein d’information diffusé par les outils numériques.
    • 1 salarié sur 2 reconnaît que le travail déborde sur la vie privée à cause des outils.
    • Plus surprenant, 1/3 des 18-29 ans (digital natives donc) évoque un sentiment de submersion, stress et diminution des capacités de concentration en raison de l’usage des outils numériques au travail.
    • 1 salarié sur 2 prend au moins 2 pauses par jour pour déconnecter.
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  • L’usage des outils numériques au travail, s’il permet la flexibilité des horaires (et la pratique du télétravail), entraîne des conséquences sur la manière de travailler : fragmentation du travail, nouveaux critères de performance (réactivité, besoin de répondre en urgence, connexion permanente), altération du lien social et impact sur les facultés cognitives des salariés : diminution de la concentration et des capacités d’analyse, difficulté à hiérarchiser, tension mentale, avec une incidence non négligeable sur la santé des salariés (fatigue, burnout).
  • 25% des entreprises ont rédigé une charte des bonnes pratiques pour encadrer les pratiques numériques avec entre autres le droit à la déconnexion.
  • Différentes pistes de réflexion sont à l’étude pour diminuer l’impact négatif de l’usage des outils sur les salariés : méthodes cognitives pour améliorer la concentration et revitaliser l’énergie mentale, stimulation de la pensée créative et prise de décision par l’usage d’outils heuristiques (mind mapping, creative thinking…), encourager le lien social.

« Plus surprenant, 1/3 des 18-29 ans évoque un sentiment de submersion, stress et diminution des capacités de concentration en raison de l’usage des outils numériques au travail. »

En conclusion

On note dans les entreprises et c’est très encourageant une prise de conscience accrue d’une part des besoins des salariés en termes d’épanouissement au travail, et de la nécessité d’adapter un mode de management bienveillant (ce qui ne peut que bénéficier aux deux parties tout en améliorant engagement et performance chez le salarié), et d’autre part des nouvelles problématiques qu’induit l’usage généralisé des outils numériques auprès des salariés auxquelles il devient urgent d’apporter des solutions d’accompagnement.

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Christine PINEAU-TERRACOL

Chief Happiness Officer / Community Manager / Rédactrice de contenus. Mes qualités humaines reconnues me rendent sensible aux postes favorisant le bien-être des employés dans l’entreprise via des initiatives qui leur permettent d’assurer leurs fonctions dans des conditions propices à leur épanouissement et à leur qualité de vie au travail.

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